👋 Pas de compte, pas d'inscription : tout est calculé directement dans votre navigateur, rien n'est envoyé à un serveur.
🧮 Mes Calculettes

Votre backlog n'a rien d'exceptionnel (et la culpabilité qui va avec, non plus)

Publié le 07/08/2026

Cette calculette part d'un constat souvent vécu comme un échec personnel : le backlog qui ne rétrécit jamais. Deux choses valent la peine d'être sues avant de culpabiliser davantage — l'ampleur réelle du phénomène chez les autres joueurs, et la fragilité de l'explication psychologique la plus citée pour justifier le malaise qu'il provoque.

Un joueur médian ne touche jamais la moitié de sa bibliothèque

Une analyse de profils Steam publics par GamingAnalytics.info, portant sur des dizaines de milliers de comptes, trouve qu'en moyenne 32,7 % des jeux possédés ne sont jamais lancés — et la médiane grimpe à 51,5 %, ce qui veut dire que pour plus de la moitié des joueurs, plus de la moitié de leur bibliothèque reste vierge de toute partie. Un sondage déclaratif mené auprès de plus de 2 000 joueurs (Ultra) confirme l'ordre de grandeur : seuls 44 % des jeux possédés sont joués régulièrement, et près d'un quart (24 %) ne sont jamais ouverts du tout. Un backlog de 40 jeux qui grossit chaque année n'a donc rien d'une anomalie personnelle — c'est la norme statistique du joueur PC. (GameDiscoverCo)

La culpabilité, elle, repose sur une théorie de plus en plus contestée

L'explication psychologique la plus souvent avancée pour ce malaise face à l'inachevé est l'effet Zeigarnik, décrit en 1927 : une tâche interrompue resterait mieux mémorisée, et plus « pesante » mentalement, qu'une tâche terminée — d'où cette sensation qu'un jeu commencé et laissé de côté « réclame » d'être fini. Le problème, c'est que l'effet peine à se reproduire de façon fiable en laboratoire depuis des décennies : une méta-analyse de 2025 conclut que, contrairement à un effet voisin (l'effet Ovsiankina, plus robuste), « l'effet Zeigarnik ne présente pas de validité universelle ». Autrement dit, la culpabilité ressentie face à un backlog qui grandit n'a pas de socle scientifique aussi solide que l'intuition populaire le laisse penser. (Wikipédia, effet Zeigarnik)

De quoi appuyer, avec un vrai fondement, le conseil déjà donné par cette calculette : rayer un jeu du backlog sans remords n'est pas une facilité de circonstance, c'est cohérent avec le fait que la dette qu'on croit ressentir envers un jeu inachevé n'est peut-être, en grande partie, qu'une impression.

← Tous les articles

🍪 Avec votre accord, nous mesurons la fréquentation du site (Google Analytics) pour l'améliorer — aucune donnée ne permettant de vous identifier n'est collectée. En savoir plus.