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🏠 Boîte mail et cloud : l'empreinte cachée

E-mails conservés et stockage cloud utilisé : l'équivalent CO2 annuel de vos données qui dorment.

Empreinte CO2 annuelle estimée de vos e-mails et de votre cloud
Part liée aux e-mails envoyés
Part liée aux e-mails conservés
Part liée au stockage cloud

Répartition de l'empreinte annuelle par poste

Ordre de grandeur indicatif — voir l'explication ci-dessous sur la controverse scientifique autour de ces facteurs d'émission.

Le calcul additionne trois postes, chacun avec son propre facteur d'émission administrable en grammes de CO2 équivalent :

  • Les e-mails envoyés : nombre par jour × 365 jours × facteur d'émission par e-mail simple envoyé.
  • Les e-mails conservés : nombre total conservé dans vos boîtes de réception × facteur d'émission annuel par e-mail stocké (le stockage a un coût énergétique récurrent tant que l'e-mail reste hébergé, même sans être relu).
  • Le stockage cloud (photos, documents, sauvegardes…) : volume en Go × facteur d'émission annuel par Go stocké.

Un sujet scientifiquement contesté, à prendre avec des pincettes. Les chiffres publiés sur l'empreinte carbone d'un e-mail varient énormément selon la source et la méthode : une étude ADEME de 2011, très largement reprise dans la presse, évaluait un e-mail à 19 g CO2 ; des estimations ADEME plus récentes (2019, reprises par l'outil Impact CO2) donnent plutôt environ 4 g CO2e pour un e-mail simple sans pièce jointe (jusqu'à 35 g avec une pièce jointe volumineuse). Une campagne britannique largement relayée en 2019 (« un e-mail de remerciement en moins par jour et par personne économiserait des milliers de tonnes de CO2 ») a elle-même été critiquée par le chercheur dont les travaux avaient servi de base, pour avoir été extrapolée à partir de données obsolètes. Le stockage cloud connaît le même écart : la base Empreinte de l'ADEME (via Impact CO2) évalue 1 Go stocké un an à environ 0,24 g CO2e, tandis que d'autres méthodes de calcul aboutissent à des valeurs de l'ordre de 5 à 10 fois supérieures selon les hypothèses retenues sur le mix électrique et l'amortissement de la fabrication des serveurs.

Les valeurs par défaut retenues ici (4 g CO2e par e-mail envoyé, 10 g CO2e par an et par e-mail conservé, 0,24 g CO2e par Go de stockage cloud et par an) sont donc un ordre de grandeur illustratif, pas une mesure précise : à budget de temps identique, l'essentiel de votre empreinte numérique vient généralement de la fabrication de vos appareils, pas du stockage de vos données.

Exemple concret : pour 15 e-mails envoyés par jour, 3 000 e-mails conservés et 30 Go de stockage cloud, l'empreinte annuelle estimée est de 51,91 kg CO2e par an (21,90 kg pour les envois, 30,00 kg pour les e-mails conservés, 0,0072 kg pour le stockage cloud).

Questions fréquentes

Pourquoi les chiffres sur le CO2 d'un e-mail varient-ils autant d'une source à l'autre ?
Parce que les méthodes de calcul et les années de référence diffèrent fortement : une étude ADEME de 2011 (19 g CO2 par e-mail) reste très citée alors que des estimations plus récentes tombent autour de 4 g CO2e pour un e-mail simple. Le mix électrique retenu (très bas carbone en France, beaucoup plus élevé ailleurs), la part de la fabrication des serveurs amortie dans le calcul, et la taille moyenne des messages expliquent l'essentiel de ces écarts. C'est pourquoi le résultat affiché ici reste qualifié d'ordre de grandeur.
Pourquoi un e-mail simplement conservé (jamais rouvert) a-t-il un coût carbone ?
Parce qu'il continue à occuper de l'espace sur des serveurs qui doivent rester alimentés, refroidis et sauvegardés, y compris sur plusieurs copies redondantes chez la plupart des fournisseurs de messagerie. Ce coût est faible par e-mail mais s'additionne sur des milliers de messages accumulés au fil des années — d'où l'intérêt, à impact réel mais modeste, de vider régulièrement les boîtes de réception les plus anciennes.
Pourquoi le stockage cloud pèse-t-il si peu comparé aux e-mails conservés dans ce calcul ?
Parce que le facteur retenu par défaut (0,24 g CO2e par Go et par an, base Empreinte ADEME) reflète une mutualisation très efficace du stockage brut dans les grands data-centers modernes. D'autres méthodes de calcul, avec des hypothèses différentes sur l'amortissement des serveurs, donnent des facteurs 5 à 10 fois plus élevés — le résultat resterait malgré tout, dans la plupart des cas, inférieur à la part des e-mails conservés en nombre.
Ce calcul remplace-t-il un vrai bilan carbone numérique personnel ?
Non. Il ne couvre que trois usages précis (envoi d'e-mails, e-mails conservés, stockage cloud) avec des facteurs moyens forcément approximatifs, et ignore la fabrication de vos appareils (ordinateur, smartphone, box) qui domine généralement très largement l'empreinte numérique réelle d'un foyer. Il donne un ordre de grandeur pédagogique sur un usage précis, pas un bilan carbone individuel complet.

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